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mardi 14 février 2012

Drop Machine, jeune trio ex machina...

Les trois chanteuses de Drop Machine sont très jeunes.
Mais il y a déjà beaucoup de finesse et d'originalité dans leurs arrangements

Il y a fort peu de chances que vous ayez entendu parler d’elles. Fraîchement débarquées à Tours et toutes jeunes, les trois chanteuses de Drop Machine feront l’une de leurs premières sorties lors du prochain Mégaboeuf de Jazz à Tours, ce mercredi à 21h dans la salle du Petit faucheux. L’occasion de découvrir un trio plein de promesses.

Elles sont jeunes, très jeunes. Moyenne d’âge, à peine plus de 18 ans. Laurène, Adèle et Marylou viennent de la toute proche ville de Poitiers. Elles se sont installées à Tours depuis quelques mois seulement. Deux d’entre elles pour intégrer les classes préparatoires de musiques actuelles de L’école Jazz à Tours, la troisième pour suivre les cours de la fac de Musicologie. Ensemble, elles ont créé Drop Machine. Un trio comme on les aime sur ParoleS de TourS, avec la part belle offerte à la voix. Leurs reprises sont issues des univers folk-pop-soul avec quelques escapades vers les chants traditionnels, qu’elles se réapproprient en les réarrangeant avec beaucoup de finesse autour de leurs trois timbres. 

Un trio comme on les aime, avec la part belle faite à la voix
Bien sûr, le trio se cherche encore bien un peu. Et l’on rendra pour l’heure davantage grâce à leur fraîcheur qu’à ce qui n’est pas encore une réelle maturité. Mais gageons qu’avec un peu de temps et de travail, ces trois-là sauront confirmer la jolie couleur de leur ensemble autant que l’originalité de leur démarche.

Trois de leurs compositions seront présentées ce mercredi en ouverture du Mégaboeuf de Jazz à Tours.

On pourra aussi les revoir à Tours le 6 avril prochain au salon Nyctalope, 37 quai Paul-Bert, le 19 mai au Bartok, 124 rue Colbert, et le 25 mai à la guinguette de Tours-sur-Loire, sous le pont Wilson.



Pour en savoir plus : La page Facebook de Drop Machine

dimanche 5 février 2012

Les chaudes nuits tunisiennes
de Jean-Christophe Cholet

Diagonal, le mariage du jazz et des musiques traditionnelles arabes. Photo : Rémi Angeli
Nights in Tunisia ! la nouvelle production signée Jean-Christophe Cholet et son ensemble Diagonal fait tutoyer le jazz et les musiques populaires arabes. Ils seront en concert à Tours vendredi 10 février à 20h30 au Petit faucheux. Une répétition-rencontre ouverte au public est prévue le même jour à 17h.


Avec son ensemble Diagonal, le pianiste, compositeur et chef d’orchestre Jean-Christophe Cholet explore depuis plus de dix ans le patrimoine des musiques populaires d’ici et d’ailleurs. Après s'être intéressé au folklore des Alpes (Suite Alpestre), de la musique anglo-saxonne (English Sounds), de la musique d’Europe de l’Est (Slavonic Tone), puis à la musique française du début du 20e siècle (French Touch), le voici plongé dans l'univers des musiques orientales. Pour ce nouveau programme, il partage son travail de composition avec deux autres membres de l’orchestre, le tromboniste Geoffroy de Masure (entendu notamment aux côtés de Steve Coleman et d’Aka Moon) et Jasser Haj Youssef, à la fois violoniste habitué des orchestres de musique arabe les plus prestigieux et musicologue spécialisé dans la recherche sur les similitudes entre l’improvisation dans le jazz et les musiques traditionnelles arabes.

Nights in Tunisia ! réunit sur scène le raffinement de la musique et du chant arabe combiné avec la braise ardente des rythmes du jazz actuel. L'art des maqâms (essence modale de la musique arabe) associé à de riches progressions harmoniques, l'art subtil de la variation confronté à celui d’une improvisation collective débridée laissent déjà imaginer la richesse de ce projet où les instruments traditionnels dialogueront avec un sextet au groove endiablé. La musique, très festive, extrêmement colorée et très pointue demeure incroyablement accessible, parce que basée sur des chants populaires.

A voir, le documentaire de Pierre Nivan :



Jean-Christophe Cholet piano, direction, compositions
Geoffroy de Masure trombone, compositions
Jasser Haj Youssef violon, compositions
Mehdi Askeur voix
Méta voix
Vincent Mascart saxophones soprano et ténor
Geoffroy Tamisier trompette
Linley Marthe basse
Chander Sardjoe batterie



Renseignements : www.petitfaucheux.fr 
Tarifs : 15 € / 12 € / 7 €
D'autres infos sur le site de Jean-Christophe Cholet :
www.jeanchristophecholet.com

jeudi 2 février 2012

Ciné : un week-end de folie !


Vertigo sera l'un des films projetés ce week-end à Thélème
Six films et deux conférences pour aborder les territoires de la déraison. C’est ce que proposent, en entrée libre s’il-vous-plaît, Centre Images et l'Université François Rabelais de Tours pendant 3 jours à partir de ce vendredi 3 février.

Des œuvres d’Hitchcock à La Pianiste de Michael Haneke, le cinéma est riche de mille personnages aux limites de la raison. Les films qui seront projetés tout au long de ce week-end mettent en scène les forces et pulsions primordiales qui tourmentent l’existence des « insensés ». les œuvres proposées nous mèneront vers les contrées les plus insolites de l’âme humaine en incarnant ses dérives et débordements les plus exubérants.


LES FORMES DE LA DÉRAISON 
du 3 au 5 février 2012 
Salle Thélème - 3, rue des Tanneurs (Tours) 
Entrée libre


Vendredi 3 février, 18h15
Vertigo (Alfred Hitchcock, 1958)
Vertigo, d'Alfred Hitchcock


Scottie, ancien inspecteur de police qui souffre d’acrophobie, est chargé par un vieux condisciple, Elster, de surveiller le comportement morbide de sa femme, Madeleine. Il suit la jeune femme, fait sa connaissance, et en tombe vite amoureux. Il ne parvient pourtant pas à l’empêcher de se jeter dans le vide ; il s’accuse de sa mort et sombre dans une profonde mélancolie. Il rencontre alors Judy, qui ressemble étrangement à Madeleine…

Vendredi 3 février, 21h
Shock Corridor (Samuel Fuller, 1963) 
Shock Corridor, de Samuel Fuller
Le journaliste Johnny Barrett n'a qu'une obsession : gagner le Prix Pulitzer qui récompense le meilleur reportage de l'année. Johnny simule la folie pour se faire interner dans un hôpital psychiatrique, où eut lieu quelque temps plus tôt un crime non élucidé, dans l'intention d'en interroger les trois témoins.
Projection suivie d’une rencontre avec Jean-Marc Génuite, critique de cinéma.

Aguirre, de Werner Herzog
Samedi 4 février, 14h
Aguirre, la colère de Dieu
(Werner Herzog , 1972)
En 1560, une troupe de conquistadors espagnols descend de la montagne à la recherche de l’Eldorado. Mais l’équipée s’enlise dans les marais. Une plus petite expédition est alors constituée, placée sous la conduite de Pedro de Ursua et de son second, Lope de Aguirre, aventurier ambitieux et brutal, qui devra reconnaître l’aval du fleuve sur des radeaux.

Samedi 4 février 16h
L’Accordeur de tremblements de terre
(Stephen et Timothy Quay, 2005)
L'accordeur de tremblements de terre, un film de Stephen et Timothy Quay
Emporté par une passion dévorante, le Dr Droz veut s’unir à jamais à la belle cantatrice Malvina van Stille. Il la tue, l’enlève, puis la maintient dans un état de mort apparente. Pour réviser ses instruments, des automates actionnés par les marées qui gouvernent mystérieusement le rythme de la vie, Droz engage l’accordeur de piano Felisberto qui découvre peu à peu son intention : mettre en scène un « opéra diabolique » qui enchaînera la destinée de Malvina.


Samedi 4 février 18h
L’attrait poétique du délire
Conférence par Jean-Marc Génuite, critique de cinéma
Cette conférence abordera quelques œuvres qui surexposent les lignes de faille fissurant le territoire de la raison, tissent les trames fictionnelles d’une poétique du délire ou tentent de faire « déraisonner » la forme cinématographique elle-même. Les films présentés mettront ainsi en scène les visions iconoclastes d’un auteur ou réaliseront la « volonté de puissance » d’un héros démiurge tentant inlassablement de plier et de poétiser le réel à l’aune de son infinie démesure.


Samedi 4 février 21h
Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère...
(René Allio, 1976)
Moi, Pierre Rivière, de René Allio
Le 3 juin 1835, Pierre Rivière, un jeune paysan normand de vingt ans, égorge à coups de serpe sa mère, sa sœur et son jeune frère. A peine emprisonné, le meurtrier entreprend la rédaction d’un texte d’une stupéfiante beauté, dans lequel il expose les raisons qui l’ont conduit à son geste. René Allio porte à l’écran le dossier publié deux ans plus tôt par le philosophe Michel Foucault.
Projection suivie d’une rencontre avec Jean-Marc Génuite, critique de cinéma


Dimanche 5 fevrier, 14h
La Pianiste
La Pianiste, de Michael Haneke
(Michael Haneke,2000)

Erika Kohut, professeur de piano au Conservatoire de Vienne, vit sous l’emprise de sa mère. Sa sexualité se résume à un voyeurisme morbide et aux mutilations masochistes qu’elle s’inflige. Erika est hors la vie. Jusqu’au jour où l’un de ses élèves se met en tête de la séduire.


Dimanche 5 février 16h30 
La Ronde des Folles
Conférence par Jean-Marc Génuite, critique de cinéma
À travers un large corpus de films, cette conférence nous plongera au cœur d’une « ronde » de l’excentrique féminin où, entraînées vers le néant, les figures de la mélancolie, les démentes, les hystériques, les possédées et autres sorcières tourneront en dévoilant leur impuissance à être. Nous tenterons de revenir aux fondements des imaginaires sexués qui sous-tendent ces visions de femmes « séparées » d’elles-mêmes et qui s’épuisent vainement à exister face au flot des forces qui les traversent.




D'autres infos  et programme détaillé par ici !

dimanche 22 janvier 2012

Michel François s'affiche au CCC

L. à l'atterrissage des avions (Michel François, 1999)

Il ne vous reste que quelques jours pour aller au Centre de création contemporaine de Tours voir la très belle rétrospective consacrée au sculpteur et photographe belge Michel François. Une rencontre avec l'artiste et son biographe est également prévue samedi 28 janvier à 14h15.

Au total, dans cette toute première rétrospective, pas moins de 22 500 affiches pour présenter le travail de Michel François depuis 1994. Aux murs, au sol, des affiches de très grand format réalisées à partir de ses photographies. Des photos, donc, au réalisme supposé allant parfois jusqu'à évoquer le photojournalisme. D'autres tirent des lignes et des formes de l'objet – du poulpe inanimé à la plaque de verre brisée - toute sa saveur abstraite.  A chaque photo son histoire ; à chacune sa poésie, avec toujours cette humanité et cette même simplicité apparente.

S. aux boules (Michel François, 2000)
A y regarder de plus près, l’œuvre ainsi exposée de Michel François n'est pas seulement photographique. D'abord parce que s'il existe un trait commun à tous ses clichés c'est bien son goût pour la mise en scène autant que pour l'élément plastique, qu'il soit construit ou saisi dans les petits riens de la vie quotidienne. Ensuite parce que, de par son jeu scénographique, l'exposition-installation tient de la véritable construction sculpturale : les piles d'affiches déposées au sol sur de simples palettes industrielles participent elles aussi à l'élaboration de jolies perspectives dans un espace recomposé pour l'occasion.

Il y a aussi cette autre originalité de l'exposition : l'artiste a tenu à offrir à chaque visiteur l'une des affiches de son choix, qu'il peut à loisir, à l'issue de la visite, emporter chez lui. Du coup, par son geste, ce dernier se trouve, lui aussi, intégré au processus artistique.

Est-ce la perspective d'être invité en un lieu duquel il sait ne pas repartir les mains vides ? L'exposition remporte en tout cas un vrai succès populaire, attirant même un public peu habitué aux visites de musées et encore moins à l'art contemporain. A voir le soin que chaque visiteur met dans cet acte d'appropriation - déambulation souvent longue et méthodique, geste emprunt d'infinies précautions au moment de rouler ce qui prend une valeur de trophée : l'idée a visiblement fait mouche.

Film (Michel François 2005)
S. au revolver (Michel François 1997)
Le CCC a aussi pensé aux enfants, avec la mise en place d'ateliers qui leur sont destinés autour de l’œuvre de Michel François. Une rencontre avec l'auteur et Jean-Christophe Royoux, son biographe, est prévue le samedi 28 janvier à 14h15.

Une fois l'expo du CCC terminée, le 29 janvier, les plus accrochés pousseront la curiosité jusqu'à faire le voyage à l'Espace Visconti, à Paris (17-19 rue Visconti, dans le 6e arrondissement) à partir du 23 février, pour y découvrir les deux dernières affiches, absentes de l'expo tourangelle.



Rétrospective Michel François
Jusqu'au 29 janvier, du mercredi au dimanche, de 14h à 18h. Entrée libre.

CCC
25, rue Marcel Tribut, à Tours
Renseignements : 02 47 66 50 00

Site du CCC : http://www.ccc-art.com/


samedi 14 janvier 2012

Cyrano sous l'oeil de Marie Pétry

Marie Pétry propose une vision très personnelle du Cyrano monté par Gilles Bouillon.
Le Jour et la Nuit, le nouvel espace d'exposition situé juste derrière le Grand Théâtre de Tours, a fait pour quelques jours une – petite – place à Marie Pétry pour lui permettre de présenter pour la première fois son travail de photographe. ACTE III, SCENE 13 nous plonge dans les coulisses du Centre dramatique de Tours. Un regard très personnel sur un Cyrano en pleine construction.

Les coulisses du Centre dramatique régional de Tours, Marie Pétry les connaît bien. Elle a travaillé longtemps pour le théâtre de Gilles Bouillon avant de s'en affranchir, il y a peu. Objectif : vivre pleinement de sa passion pour la photo de spectacle. La démarche est audacieuse et le pari osé, surtout dans ces temps tourmentés pour tout le secteur culturel. Pour la première fois, la jeune photographe prend le risque de s'exposer au regard du public. Avec un propos témoignant d'une grande sensibilité.

Le plissé d'un tissu ou le regard d'un comédien :
Marie Pétry  livre ces multitudes de petites impressions.
« Cyrano de Bergerac, Acte III, scène 13 » présente des images réalisées à l’occasion de la création de la pièce d’Edmond Rostand par le CDRT en 2010.
Accompagnant la création de la pièce depuis les répétitions jusqu’à la Première, des coulisses au plateau, Marie Pétry propose un carnet de bord personnel et subjectif, saisissant au vol les impressions que laissent le plissé d’un tissu, le reflet ciré d’une botte, le regard d’un comédien. Il ne s’agit pas de restituer la chronologie même de la pièce, mais plutôt, par le jeu des cadrages, des couleurs ou des atmosphères, d’approcher avec la photographie une autre manière de raconter l’histoire et de restituer l’aventure collective de cette création dramatique.

 Une autre manière de restituer cette aventure collective.
Formée à l’école des Gobelins à Paris, Marie Pétry a travaillé pour le Centre dramatique régional de Tours (affiches de spectacles, plaquettes de saison), pour l’Université François Rabelais de Tours (suivi photographique de résidences d’artiste), le Théâtre à Cru (affiches et plaquettes des créations) ou encore le Petit faucheux (affiche et carte postale des festivals Écoute Voir et Total Meeting).

L'exposition est visible jusqu'au 14 janvier de 11h à 19h
Le Jour et la Nuit  13, rue des Cordeliers à Tours



mercredi 11 janvier 2012

Ecoute Voir : danse et musique
du 12 au 14 janvier

Le danseur Xavier Le Roy, sacré chef d'orchestre pour un soir... (photo : Vincent Cavaroc)

Coup d'envoi, ce jeudi 12 janvier, du festival « Écoute Voir ». Quand la danse contemporaine rencontre la musique et les arts visuels. Cette deuxième édition laisse la part belle à la création et aux expériences artistiques.



A quel point la communication entre la musique, la danse et les arts visuels est-elle efficace et productive ? Le chorégraphe tourangeau Francis Plisson a son idée sur la question : « Le dialogue entre les arts est un ferment de l’imaginaire artistique et si l’oreille voit, l’œil écoute comme le rêvait Diderot. D’où le recours fréquent à cette métaphore polyphonique, “contrepoints”, pour désigner l’entrelacs que tissent depuis toujours les arts du temps et de l’espace. Les chorégraphes, les plasticiens et les musiciens cherchent plus que jamais à se rencontrer et à produire des œuvres en commun. Dans le sillage de Cage – à la fois musicien, peintre et performer, autrement dit symbole de l'artiste multiple, qui réinvente constamment ses moyens d'action. »


Le Sismographe sera présenté vendredi 13 janvier
à l'Ecole des beaux-arts de Tours (photo :  Carlos Treviño)

Une rencontre, donc. Et un échange permanent entre plusieurs disciplines artistiques. C'est tout le sens de ce jeune festival proposé par la Cie Marouchka en coproduction avec le Petit faucheux, Jazz à Tours et l’Ecole supérieure des beaux-arts de Tours-Angers-Le Mans.


Il s’agit à la fois de proposer des créations inédites, parfois menées en résidence sur le lieu même de représentation, d’autres jamais encore diffusées à Tours et de transmettre aux jeunes danseurs, plasticiens et musiciens le souci de maintenir et de développer une étroite collaboration entre leurs arts respectifs. Au sein de ces « tentatives » pluridisciplinaires, des partenariats humains engagent un nouvel entendement du corps dansé.

PROGRAMME 

Jeudi 12 janvier – Création

Petit faucheux – 20:30 Laps Fabien Delisle / Sébastien Rouiller
Petit faucheux – 21:30 Yuen Eric Fessenmeyer / Fabrice Favriou


Vendredi 13 janvier – Expérience du spectateur

Ecole supérieure des beaux-arts – 19:00 Sismographe
Yukiko Nakamura / Nicolas Desmarchelier / Olivier Toulemonde
Petit faucheux – 21:00 Le Sacre du Printemps Xavier Le Roy / Igor Stravinsky


Samedi 14 janvier – Tentatives

Ecole supérieure des beaux-arts – 15:00 [ ] titre provisoire
Maïté Helin / Elora Antolin / Emmanuelle Hurault
Petit faucheux – 16:00 Piste de travail | Essai 1
Cédric Cherdel / François Rosenfeld / Aude Jacquet


Renseignements et réservations : www.petitfaucheux.fr

Tarif : 15 € / 12 € / 7 €

samedi 7 janvier 2012

La Compania Torre joue
son « FLAMENCO ! »


Dans le Flamenco, chaque pièce chantée et dansée représente un sentiment, une émotion.

« Flamenco ! », le nouveau spectacle du groupe tourangeau Compania Torre, sera présenté mardi 17 janvier à 20h30 à la salle Ockeghem, à Tours. Une belle manière de découvrir l'Andalousie authentique, ses chants et ses danses.


La joie, la tristesse, le jeu, la force : autant de sentiments et d’émotions qui forgent le caractère de la culture andalouse, l'un des véritables berceaux du flamenco. Le spectacle « Flamenco !» interprète différentes pièces musicales et dansées représentatives des  styles (les« palos »).

La COMPANIA TORRE est un groupe de flamenco traditionnel composé de quatre artistes tourangeaux : Déborah « La Caramelita » et « La Cecilia » Cappozzo, toutes deux danseuses, Roman El Afilao, guitariste et Alejandro Ugartemendia, chanteur. Ces quatre-là se sont rencontrés à Jerez de la Frontera, en Andalousie, où Roman et Cecilia ont vécu pendant deux ans afin de se plonger pleinement au cœur de la culture andalouse. Jerez est en effet reconnue par les passionnés - les« aficionados » - comme étant la ville gardienne du « cante jondo » ou « chant profond ». 

Déborah « La Caramelita » a été formée notamment auprès de Juana Amaya et de Manuela Carpio.  Elle et Alejandro Ugartemendia sont tous deux membres de SOS Rumba et des Noces Gitanes, deux groupes de musique gitane qu'on a pu apprécier cet été sur la scène de  la guinguette de Tours.

«La Cecilia » s’est formée auprès de Manuela Carpio et de Mercedes Ruiz. Elle enseigne le flamenco au sein de l’association Flamenco 37 à la salle de quartier populaire de Sainte-Radegonde, au centre socio-culturel Courteline, à l’Alep de Blois, à la MJC de Joué-lès-Tours et en région parisienne. Ses cours sont accompagnés à la guitare par Roman El Afilao.


Tarifs
-12 € : plein tarif, le soir du concert
-10 € : tarif pré-vente, chômeurs, étudiants, enfants à partir de 12 ans
- 6 € : enfants de 6 à 12 ans

Renseignements et réservations : 06 58 44 59 78


mercredi 14 décembre 2011

21 décembre :
Longue nuit pour courts métrages


Première édition pour Le Jour le plus Court
La nuit la plus longue de l'année, et donc le jour le plus court, c'est le 21 décembre. C'est justement le jour choisi pour fêter le court métrage, partout en France.


La journée la plus longue de l'année avait sa fête de la musique. Qu'on se le dise, la plus courte sera désormais dédiée au court métrage. L'idée, c'est de permettre au public de visionner un maximum d'oeuvres. Et pas seulement dans les salles de cinéma. Il s'agit aussi d'encourager animations, ateliers, échanges, bref toutes les bonnes idées mettant en valeur ces formats souvent considérés comme les parents pauvres du 7e Art.


Belle initiative du CNC (le Centre national du cinéma), qui nous offre une première édition plutôt bien fournie, même si les débuts se font encore bien timides dans notre département d'Indre-et-Loire. Qu'importe : avant de remporter l'immense succès populaire que l'on sait, la fête de la musique ne s'est pas faite en un jour. D'autant que le court métrage reste un genre cinématographique assez particulier... et un peu délaissé -à tort - par les spectateurs français comme par les distributeurs. Chercher à lui redonner ses lettres de noblesse, c'est tout à l'honneur du CNC.


A Tours, trois événements seulement ont été recensés :


Ciné Gribouille
10h au Centre socio-culturel Courteline
48 rue Georges Courteline - 02 47 76 02 67
Projection de 3 films, suivie d'un atelier manuel proposé aux enfants (sur inscription).
Le programme de Ciné Gribouille

Ciné Courteline
17h30 à l'association Courteline
48 rue Georges Courteline - 02 47 76 02 67
Projection de 5 films tout public.
Le programme de Ciné Courteline

Fais court s'il te plaît !
De 20h à 23h à L'Instant Ciné
3 rue Bernard Palissy - 09 81 87 34 32
Projection de 7 films. Accès libre, mais nombre de places limitées à 25.
Le programme de Fais court s'il te plaît !


La bande annonce du Jour le plus court, réalisée par Stéphane Foenkinos et Alexandre Athané.

Plus d'infos sur le Jour le Plus Court : www.lejourlepluscourt.com

samedi 10 décembre 2011

Les Anagrammes renversantes de Jacques Perry

Du Marquis de Sade à Saint-Exupéry,  tous les mots sont bons...
Le pianiste tourangeau Jacques Perry-Salkow vient de co-écrire, avec le physicien Etienne Klein, Anagrammes renversantes ou Le sens caché du monde. Lundi 12 décembre à 18h30 à la Boîte à Livres, il dédicacera le livre qu'il a publié chez Flammarion.

Anagrammes renversantes
est publié chez  Flammarion.
Jacques Perry-Salkow est un pianiste ouvert, inspiré autant par le lyrisme de Bill Evens que par les petites mécaniques de Bach. Mais cela fait déjà longtemps qu'il est passé du jeu avec les notes à celui avec les mots... et les lettres. Sa passion : les anagrammes. Mais oui, vous savez bien, avec les mêmes lettres on forme des mots ou des phrases qui révèlent un autre sens. Il en résulte un rapport totalement ludique avec la langue. 


"En réalité, on ne crée pas une anagramme, mais on la découvre, comme un secret niché au coeur de la phrase", se plait-il à répéter, le regard malicieux. Premier livre sur le sujet en 2007, Le Pékinois. Deux ans plus tard, il publie Anagrammes : pour survivre et rêver.

Sa rencontre avec le physicien Etienne Klein est peu banale : "un jour, en regardant une émission dans laquelle il était invité, quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître Le Pékinois, comme exposé sur l'une de ses étagères, juste derrière lui. Peu de temps après, il devait venir à Tours pour donner une conférence. Notre rencontre était inévitable". Comme la découverte de cette passion commune pour les mots. Et chacun d'apporter son univers, de l'Origine du Monde de Gustave Courbet à la loi de la gravitation universelle, de Champollion à Cousteau.

Plein d'esprit et très joliment illustré, l'ouvrage se déguste comme une sucrerie. En quelques sortes une façon de se préparer en douceur à cette toute proche période des fêtes. Mais, pour une fois, c'est sans risque pour la ligne...


Le reportage de France 3 Touraine Val de Loire (Images C. Dudon, montage P. Gay)

lundi 5 décembre 2011

La Ruda : dernière tournée...

Après 20 ans de scène, la Ruda cesse toute activité.
Bad news ! En inscrivant le mot « The ENd » sur sa page facebook officielle, ce samedi 3 décembre 2011, le groupe tourangeau-saumurois se doutait qu'il susciterait quelques pincements au cœur. Ses fans sont en émoi.

Après 10 albums, plus de 250 000 exemplaires vendus, 1200 concerts et quelques centaines de milliers de kilomètres parcourus, La Ruda a décidé d'inscrire le mot "fin" à son activité musicale fin 2012, après une ultime tournée, que le groupe promet « Rock'N'Roll à souhait ! »

"Odéon10-14", dernier album de la Ruda.
Née en 1993 sous le nom de Ruda Salska , elle aura alors 20 ans et il sera temps pour elle de céder la scène, avec la fierté d'un destin accompli. Son dernier album, sorti en mars 2011, s'intitule Odéon 10-14.

La Ruda restera avant tout un groupe de scène. Avec plus de 1200 concerts au compteur, le groupe a su se faire connaître et attirer un auditoire toujours plus large. Les concerts sont toujours énergiques, le public chante, danse et saute dans tous les sens à l'image des musiciens, qui ne laissent que très peu de répit entre les morceaux.
 

vidéo live enregistrée durant le Printemps de Bourges 2010, sur la scène du Propul'Son  - réalisé par Benoît Sylvère (Gimmick Productions) et Arnaud Réguigne

Pour les revoir une dernière fois sur scène :
  • 07/12 - Sierre (Suisse) @ l'Hacienda Sonique
  • 08/12 - Meyrin (Suisse) @ l'Undertown
  • 17/12 - la Roche sur Yon (85) @ le Fuzz'Yon
  • 14/01 - Clamart (92) @ Conservatoire Henri Dutilleux
  • 03/02 - Bréhal (50) @ Salle Municipale
  • 16/03 - Orchies (59) @ le Pac'Bo
  • 11/04 - Chambéry (73) @ le Scarabée
  • 27/04 - Ales (30) @ l'École des Mines
  • 05/05 - Terville (57) @ le 112
  • 12/05 - Aubenas (07) @ Salle Lebournot
  • 13/05 - Aubenas (07) @ Salle Lebournot
  • 30/06 - Vailly (18) @ Festival Arcandiers
  • 07/07 - les Ponts de Cés (49) @ les Traver'Cés Musicales

Pour en savoir plus : Biographie du groupe sur Wikipédia
Le site officiel de la Ruda : http://laruda.fr

dimanche 27 novembre 2011

Scène locale :
la Bibliothèque de Tours à la page

Accueil de la page "scène locale" 
Du nouveau sur le site de la  bibliothèque municipale de Tours : pour refléter la richesse et le dynamisme de la vie musicale tourangelle, les bibliothécaires viennent de créer une page "Scène locale". Un bon moyen de découvrir de nouveaux artistes locaux et de suivre pas à pas leur actualité.

Chanson, jazz, rock, pop, électro, classique ou rap, tous les styles sont représentés. Rendez-vous est donc pris tous les mois sur cette page pour la présentation d'un musicien, d'un groupe, d'un événement, d'un lieu, d'une rencontre, d'un concert ou d'une initiative se rapportant à la musique. Une belle place est également réservée aux nouvelles acquisitions qui viennent enrichir régulièrement un fonds dores et déjà doté d'environ 300 références. 
"Scène locale"
a son visuel.

Tous ces albums sont classés dans les bacs "37 scène locale" . Vous les retrouverez dans les espaces musique de la Bibliothèque centrale de la médiathèque François Mitterrand de Tours-nord.
L'initiative est heureuse, donc, même si, c'est vrai, on ne peut pas dire que le site de la BM soit graphiquement à la pointe de la modernité. Et l'interface de recherche ne fait pas franchement dans le riant... Mais ça vaut réellement la peine de dépasser l'aspect austère de l'outil : A l'usage, il se révèle plutôt performant (merci pour l'indexation extrêmement pratique des CD plage par plage !). Pour qui est un peu curieux, cette page devrait, au fil du temps, réserver de fort belles découvertes.

mercredi 23 novembre 2011

Emergences : ça continue !

Pour ses 30 ans, Jazz à Tours habille Émergences d'une belle programmation
La première semaine du festival Émergences vient à peine de s’achever et Jazz à Tours nous entraîne dès aujourd'hui dans son Magic Mirror. Le somptueux chapiteau aux allures de cabaret des années 20 est installé sur l’esplanade, juste derrière le château de Tours. Pendant 5 jours, le midi ou le soir, profitez de ce lieu magique pour découvrir les talents d'aujourd'hui et de demain. 

Le Magic Mirror est installé sur l'esplanade du château de Tours
Essayez donc d'arriver à l'heure : l'apéro est offert aux premiers arrivants... Une petite faim ? Tout est prévu pour les repas. C'est la Smalla qui régale depuis leur roulotte-cuisine ! Quant aux oreilles,  Jazz à Tours et le Petit faucheux ont vu les choses en grand, avec un programme lui aussi magique. Une multitude de groupes, de projets et de musiciens liés de près ou de loin à l’histoire de Jazz à Tours : Guillaume de Chassy, Frasques orchestra, le Workshop de Lyon et Octopus pour ce qui est du jazz. 

Quant au trio de Céline Bonacina, qu’on retrouve accompagné du guitariste Nguyên Lê, il illustre une ouverture sur un monde aux multiples métissages… Et des mélanges, il y en aura : Rigolus, Lavollée/Dubreuil/Larmignat trio, Le tigre des platanes ou Irène sont les nouveaux spécimens d’une musique novatrice et gourmande puisant ses influences autant dans la culture jazz que dans le rock.

Des déjeuners-jazz, aussi, où les concerts sont gratuits et les apéros-jazz qui mettent en avant une toute nouvelle effervescence musicale.


MERCREDI 23 NOVEMBRE // 18h30 // MAGIC MIRROR // TARIFS : 10€ / 12€ 
APERO JAZZ : AQUARIUM ORCHESTRA LAVOLLEE/DUBREUIL/LARMIGNAT TRIO FRASQUES 

JEUDI 24 NOVEMBRE // 18h30 // MAGIC MIRROR // TARIFS : 10€ / 12€ 
APERO JAZZ : KEMPACHY OCTOPUS INVITE PATRICIA OUVRARD GUILLAUME DE CHASSY INVITE JEAN-BAPTISTE REHAULT & PATRICIA OUVRARD 

VENDREDI 25 NOVEMBRE // 18h30 // MAGIC MIRROR // TARIFS : 10€ / 12€ 
APERO JAZZ : ALFIE RYNER WORKSHOP DE LYON : « Slogan » / collectif ARFI IRENE LE TIGRE DES PLATANES 

SAMEDI 26 NOVEMBRE // 18h30 // MAGIC MIRROR // TARIFS : 10€ / 12€ 
APERO JAZZ : RAS BONACINA TRIO INVITE NGUYÊN LÊ RIGOLUS DJ KEKE 

DIMANCHE 27 NOVEMBRE // 15h00 // MAGIC MIRROR // GRATUIT DUO ELBASAN (remplace La théorie des cordes) MEETING ORLEANAIS-TOURANGEAU






Les déjeuners-jazz au Magic Mirror  :

MERCREDI 23 NOVEMBRE
EAST N BULL’S // GRATUIT 

JEUDI 24 NOVEMBRE
THEO CECCALDI TRIO // GRATUIT 

VENDREDI 25 NOVEMBRE
BRIANT/DECOLLY/HURAULT TRIO // GRATUIT (Carte blanche à Jazz Région Centre) 

SAMEDI 26 NOVEMBRE
LES FRERES ANDRE // GRATUIT 


Billetterie au Petit faucheux et sur place le soir du concert. MAGIC MIRROR – Esplanade du Château de Tours, 25 avenue André Malraux à Tours


Plus d'infos :
www.jazzatours.com 
www.petitfaucheux.fr