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dimanche 22 janvier 2012

Michel François s'affiche au CCC

L. à l'atterrissage des avions (Michel François, 1999)

Il ne vous reste que quelques jours pour aller au Centre de création contemporaine de Tours voir la très belle rétrospective consacrée au sculpteur et photographe belge Michel François. Une rencontre avec l'artiste et son biographe est également prévue samedi 28 janvier à 14h15.

Au total, dans cette toute première rétrospective, pas moins de 22 500 affiches pour présenter le travail de Michel François depuis 1994. Aux murs, au sol, des affiches de très grand format réalisées à partir de ses photographies. Des photos, donc, au réalisme supposé allant parfois jusqu'à évoquer le photojournalisme. D'autres tirent des lignes et des formes de l'objet – du poulpe inanimé à la plaque de verre brisée - toute sa saveur abstraite.  A chaque photo son histoire ; à chacune sa poésie, avec toujours cette humanité et cette même simplicité apparente.

S. aux boules (Michel François, 2000)
A y regarder de plus près, l’œuvre ainsi exposée de Michel François n'est pas seulement photographique. D'abord parce que s'il existe un trait commun à tous ses clichés c'est bien son goût pour la mise en scène autant que pour l'élément plastique, qu'il soit construit ou saisi dans les petits riens de la vie quotidienne. Ensuite parce que, de par son jeu scénographique, l'exposition-installation tient de la véritable construction sculpturale : les piles d'affiches déposées au sol sur de simples palettes industrielles participent elles aussi à l'élaboration de jolies perspectives dans un espace recomposé pour l'occasion.

Il y a aussi cette autre originalité de l'exposition : l'artiste a tenu à offrir à chaque visiteur l'une des affiches de son choix, qu'il peut à loisir, à l'issue de la visite, emporter chez lui. Du coup, par son geste, ce dernier se trouve, lui aussi, intégré au processus artistique.

Est-ce la perspective d'être invité en un lieu duquel il sait ne pas repartir les mains vides ? L'exposition remporte en tout cas un vrai succès populaire, attirant même un public peu habitué aux visites de musées et encore moins à l'art contemporain. A voir le soin que chaque visiteur met dans cet acte d'appropriation - déambulation souvent longue et méthodique, geste emprunt d'infinies précautions au moment de rouler ce qui prend une valeur de trophée : l'idée a visiblement fait mouche.

Film (Michel François 2005)
S. au revolver (Michel François 1997)
Le CCC a aussi pensé aux enfants, avec la mise en place d'ateliers qui leur sont destinés autour de l’œuvre de Michel François. Une rencontre avec l'auteur et Jean-Christophe Royoux, son biographe, est prévue le samedi 28 janvier à 14h15.

Une fois l'expo du CCC terminée, le 29 janvier, les plus accrochés pousseront la curiosité jusqu'à faire le voyage à l'Espace Visconti, à Paris (17-19 rue Visconti, dans le 6e arrondissement) à partir du 23 février, pour y découvrir les deux dernières affiches, absentes de l'expo tourangelle.



Rétrospective Michel François
Jusqu'au 29 janvier, du mercredi au dimanche, de 14h à 18h. Entrée libre.

CCC
25, rue Marcel Tribut, à Tours
Renseignements : 02 47 66 50 00

Site du CCC : http://www.ccc-art.com/


mercredi 11 janvier 2012

Ecoute Voir : danse et musique
du 12 au 14 janvier

Le danseur Xavier Le Roy, sacré chef d'orchestre pour un soir... (photo : Vincent Cavaroc)

Coup d'envoi, ce jeudi 12 janvier, du festival « Écoute Voir ». Quand la danse contemporaine rencontre la musique et les arts visuels. Cette deuxième édition laisse la part belle à la création et aux expériences artistiques.



A quel point la communication entre la musique, la danse et les arts visuels est-elle efficace et productive ? Le chorégraphe tourangeau Francis Plisson a son idée sur la question : « Le dialogue entre les arts est un ferment de l’imaginaire artistique et si l’oreille voit, l’œil écoute comme le rêvait Diderot. D’où le recours fréquent à cette métaphore polyphonique, “contrepoints”, pour désigner l’entrelacs que tissent depuis toujours les arts du temps et de l’espace. Les chorégraphes, les plasticiens et les musiciens cherchent plus que jamais à se rencontrer et à produire des œuvres en commun. Dans le sillage de Cage – à la fois musicien, peintre et performer, autrement dit symbole de l'artiste multiple, qui réinvente constamment ses moyens d'action. »


Le Sismographe sera présenté vendredi 13 janvier
à l'Ecole des beaux-arts de Tours (photo :  Carlos Treviño)

Une rencontre, donc. Et un échange permanent entre plusieurs disciplines artistiques. C'est tout le sens de ce jeune festival proposé par la Cie Marouchka en coproduction avec le Petit faucheux, Jazz à Tours et l’Ecole supérieure des beaux-arts de Tours-Angers-Le Mans.


Il s’agit à la fois de proposer des créations inédites, parfois menées en résidence sur le lieu même de représentation, d’autres jamais encore diffusées à Tours et de transmettre aux jeunes danseurs, plasticiens et musiciens le souci de maintenir et de développer une étroite collaboration entre leurs arts respectifs. Au sein de ces « tentatives » pluridisciplinaires, des partenariats humains engagent un nouvel entendement du corps dansé.

PROGRAMME 

Jeudi 12 janvier – Création

Petit faucheux – 20:30 Laps Fabien Delisle / Sébastien Rouiller
Petit faucheux – 21:30 Yuen Eric Fessenmeyer / Fabrice Favriou


Vendredi 13 janvier – Expérience du spectateur

Ecole supérieure des beaux-arts – 19:00 Sismographe
Yukiko Nakamura / Nicolas Desmarchelier / Olivier Toulemonde
Petit faucheux – 21:00 Le Sacre du Printemps Xavier Le Roy / Igor Stravinsky


Samedi 14 janvier – Tentatives

Ecole supérieure des beaux-arts – 15:00 [ ] titre provisoire
Maïté Helin / Elora Antolin / Emmanuelle Hurault
Petit faucheux – 16:00 Piste de travail | Essai 1
Cédric Cherdel / François Rosenfeld / Aude Jacquet


Renseignements et réservations : www.petitfaucheux.fr

Tarif : 15 € / 12 € / 7 €